"Toulouse. Petits Cadors, la marque championne de la sieste"

Touléco s'est intéréssé aux Petits Cadors et nous a consacré un article !

La marque Petits Cadors a opté dès ses débuts pour une confection locale et une démarche éco-responsable. La fabrication de ses oreillers nomades est concentrée dans le Sud-Ouest et devrait atteindre les 10.000 unités d’ici début 2021.

Tout est parti d’un voyage en voiture durant l’été 2018. En route vers la Bretagne avec leur fille, Muriel Goudol et Laurent Padiou, tous deux dans la communication visuelle, ont constaté l’inconfort des coussins en U sensés permettre un petit somme durant le trajet. « À notre retour, nous avons cherché une solution plus confortable. J’ai pensé à un système d’attache à l’appui-tête et Muriel, qui est graphiste et directrice artistique, à une forme en berlingot. Nous avons réalisé un prototype que nous avons testé auprès de notre entourage et nous nous sommes rendus compte que nous répondions à un vrai besoin », raconte Laurent Padiou.

Après une première série artisanale dévoilée lors d’un marché de Noël à Toulouse, le couple s’est lancé à l’échelle industrielle à l’été 2019. Sous la marque Petits Cadors qui a son siège social à Toulouse, il distribue aujourd’hui quatre modèles différents, garnis en fibres de bouteilles en plastique recyclées. Après Isidor, l’oreiller de voiture médaillé au concours Lépine et breveté pour son système d’accroche, la fratrie s’est agrandie avec les coussins de sieste Teodor et Salvador et l’oreiller pour deux, le Z.

De Pau à l’Isle-Jourdain

« Dès le début, nous avons fait le choix d’une fabrication française malgré les nombreuses voix qui nous incitaient à produire en Chine pour une question de coûts. Nous avons tenu bon face à ce discours dominant et nous nous sommes finalement aperçus que c’était tout à fait possible », expliquent les deux fondateurs qui ont réussi à concentrer la fabrication dans le Sud-Ouest. La matière première, les bouteilles en plastique recyclées, est compactée en Ariège puis envoyée à l’Isle-Jourdain, dans le Gers pour y être cardée par la société Lahille qui en tire une fibre de rembourrage prête à l’emploi. La confection des oreillers vides est sous-traité à un atelier de Pau où les tissus - tissés en France pour la gamme Téodor, en Europe pour les autres modèles -, les sangles et les rubans de fabrication hexagonale, sont coupés et cousus.

Garnissage à la main

Le garnissage à la main des oreillers et les finitions, confiés à une couturière, se font à Cintegabelle, dans un atelier de la marque, où les coussins sont emballés et expédiés. « De la découpe du tissu à la pose du packaging et son emballage, le produit aura parcouru une distance de moins de 200 km. C’est 300 fois moins qu’un jean fabriqué en Chine qui va parcourir en moyenne 60.000 kilomètres », souligne Laurent Padiou. Distribuée sur son site de vente en ligne, la marque Petits Cadors est en test commercial dans différents points de vente en France.

« Nous attendions de stabiliser notre production et d’être sûrs de pouvoir répondre à la demande pour proposer nos modèles à des enseignes de décoration, des réseaux d’aires d’autoroute ou encore des concept-stores ». La griffe toulousaine qui a vendu quelque 3500 oreillers en 2019, vise les 10.000 unités cette année et 25.000 en 2021. Encouragée par les fortes commandes de ces dernières semaines qui l’ont amenée à doubler sa production, Petits Cadors s’apprête à lancer début juillet de nouveaux modèles pour les enfants et pour les randonneurs.

Johanna Decorse

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