" Nos coussins sont produits dans le sud-ouest "

Par Thibaut Calatayud

Lauragais. Cette entreprise se développe grâce à ses coussins nomades révélés par une émission télé

Créée en 2018 à Cintegabelle, la société Les Petits Cadors poursuit sa croissance. Depuis juillet 2020, l'entreprise a pris ses quartiers dans un atelier de Nailloux.

Ils ont de quoi dormir sur leurs deux oreilles. Dans le Lauragais, Muriel Goudol et Laurent Padiou sont à la tête des Petits Cadors, une société qui s’est spécialisée dans les coussins nomades.

" L’idée de la marque, c’est de développer une gamme de petits oreillers qui permettent de se reposer ou dormir dans différentes situations de la vie quotidienne, en dehors du lit " , explique Laurent Padiou.

Et pour l’instant, le concept a trouvé son public. À tel point que l’entreprise s’est développée cet été. Depuis le mois de juillet 2020, elle occupe un nouvel atelier situé sur la commune de Nailloux.

Une idée qui germe pendant un trajet en voiture

L’aventure des Petits Cadors a beau avoir commencé il y a à peine deux ans, en 2018, la jeune société du Lauragais démarre déjà très fort. Il faut dire que tout s’est bien enchaîné pour ce couple originaire de Cintegabelle.

Laurent Padiou conte la genèse de son entreprise avec l’idée du coussin baptisé « Isidor », le best-seller pour la voiture :

"À l'été 2018, nous avons eu l'idée lors d'un retour de vacances. Nous avions un long trajet puisque nous revenions de Bretagne. Nous avions acheté un tour de cou. Ce n'est pas cher, mais c'est fabriqué dans des matériaux très basiques et ça ne fonctionne pas vraiment car l'objet n'est pas bien conçu. Donc sur le chemin du retour, on s'est dit qu'il fallait trouver un moyen de dormir confortablement dans une voiture."

Une participation à une émission sur M6

Au fil des jours, l’idée germe : « On savait qu’il fallait un système d’attaches, car le problème principal, c’est que l’oreiller tombe. Dès qu’on met un oreiller sur une vitre, ça ne tient pas car dans une voiture il y a du mouvement, des microvibrations, quand on s’endort le corps s’affaisse et tout part avec… », détaille-t-il.

Pour résoudre ces problématiques, le coussin nomade adopte une forme de berlingot. « Ça permet de bien épouser la forme du visage », précise le Cintegabellois.

À l’automne 2018, les premiers prototypes sont créés. Ensuite, début 2019, c’est la consécration. Muriel Goudol et son compagnon participent à l’émission Mon invention vaut de l’or sur M6.

"Ça nous a fait connaître rapidement. On a pu envisager la production à une échelle un peu plus grande. On a gagné une commande de produits. Au début, nous étions en mode artisanal. Maintenant, on est sur quelque chose d'un peu plus industriel."

Des coussins made in sud-ouest

Pour sa marque, le couple s’efforce de travailler localement. « Nos coussins sont produits dans le sud-ouest. On démarre, donc on n’a pas encore eu le temps de nous équiper et nous sous-traitons la confection. Elle se fait à Pau (Pyrénées-Atlantiques), à l’atelier de couture Léopoldine. Il y a une dizaine de couturières qui nous font toute la couture du coussin à plat », explique Laurent Padiou.

Ensuite, les coussins arrivent à Nailloux. Ils sont remplis avec la fibre achetée dans le Gers. Il est clair : « Dès le départ, on avait la volonté de fabriquer en France« . À l’origine de ce choix, on retrouve la volonté du couple d’être à la tête d’une société éco-responsable. En produisant localement, Les Petites Cadors réduisent leur empreinte carbone et font, dans le même temps, travailler des gens du coin. Et la stratégie s’avère payante…

« Le contexte nous a presque été favorable »

« Les ventes ne sont pas stables. Nous avons principalement deux pics de vente : l’été et Noël. En 2020, nous avions prévu de vendre 10 000 pièces. Mais je pense que nous serons un peu au-dessus », confie Laurent Padiou. Une bonne nouvelle dans une année marquée par les conséquences économiques de la crise du coronavirus.

"Le contexte nous a presque été favorable. Pendant le confinement, les gens sont restés chez eux. On a donc vendu pas mal de petits oreillers d'appoint. Ensuite, il y a eu l'été où les gens ont privilégié la voiture pour se déplacer. De plus, on vend essentiellement en ligne, et la Covid a boosté les ventes du e-commerce."

S’ils poursuivent ce rythme dans les prochains mois, pas de doute : Les Petits Cadors deviendront grands.

Lire l'article de La Voix Du Midi sur le site actu.fr

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